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Comment j’ai écrit ce livre

Couverture du livre La Rose et le Narrateur

Voici l’histoire de ce livre. Depuis l’idée initiale jusqu’à la sortie officielle, je retrace ici le long chemin parcouru pour créer ce livre et vous le proposer.

L’idée de base
Le premier titre
Le scénario
L’écriture
Les décourageurs
La fin
Le titre final
La beta-lecture
Les corrections
La quatrième de couverture
La couverture
La maquette

L’idée de base

L’idée de base m’est venue en 2013, juste après avoir fini d’écrire le premier jet de Réalités. Je voulais écrire un Harlequin, car j’avais entendu dire que c’était un genre très lu. Et, le grand public, je voulais qu’il me lise.

Je me suis donc lancé pendant quelques jours dans une réflexion intense et des tas de recherches pour trouver une idée de scénario bien dans le ton « Harlequin ».

J’ai fini par découvrir que, ce qui avait déjà bien marché avait été les histoires d’amour entre une infirmière et son patient, souvent une célébrité, le tout sous la menace d’un directeur d’hôpital jaloux.

Dans un premier temps, ça m’a plu. Mais, je voulais aller plus loin que ça, car déjà l’histoire m’ennuyait, sans parler du genre ! Je venais de sortir de six mois de science-fiction bien costaude et, plonger dans la romance, ça me faisait hurler.

Déjà, je râlais en voyant les statistiques de lectures des romances comparées à celles de la science-fiction. Il fallait faire quelque chose !

Je me suis alors dit : “et si je faisais un « anti-Harlequin” ?

Ça pouvait marcher : j’écrivais un livre qui me plairait et qui pourrait quand-même toucher le grand public en lui apportant une palette d’émotions plus large.

Le premier titre

Le premier titre était un jeu de mots sur le genre :

L’eau des roses était croupie

Ce titre a fini par changer plus tard (heureusement), car il n’était pas très porteur de l’histoire (qui est malgré tout une vraie romance) ; notamment, le mot « croupie » dont la sonorité râpe un peu trop le cerveau.

Le scénario

Je devrais plutôt dire « les » scénarios !

J’étais d’abord parti pour écrire une histoire décalée avec une narration classique mais j’ai pensé que le public ne comprendrait peut-être pas la subtilité de mon intention réelle : sortir des schémas classiques du genre.

Et puis, dans la forme-même du roman, je voulais vraiment proposer quelque chose d’original, qui n’avait pas déjà été lu cent fois.
L’idée de commencer une histoire bien cliché, puis de la réécrire, s’est donc imposée naturellement. Avec le sourire sur les lèvres, je me suis imaginé écrire un premier chapitre, puis à nouveau un premier chapitre.

C’est là qu’est née l’idée d’un chapitre 1 bis.

Le scénario commence, chez moi, par prendre l’idée de base, puis la développer :

Je commence par une simple phrase : « Une grande histoire d’amour pleine d’émotion pour le lecteur, masquée derrière de l’humour et des situations plausibles (ou presque) ».

Puis, à partir de cette phrase, j’imagine plusieurs occurrences, je sélectionne celles qui me plaisent, et j’écris deux ou trois phrases dessus. C’est un travail très important, qui peut être long et nécessite un gros effort de synthèse.

J’ai fini par en arriver à : « après un début d’histoire très éculé, l’auteur recommence une histoire plus sérieuse, moins étouffante, très réaliste, de celles qu’on voudrait avoir vécues, ou qu’on a vécue et dont on se rappellera toute sa vie ».

Je mets en place, ensuite, des éléments plus précis : lieux, personnages, et un embryon d’action. J’essaye de prendre quelque chose de simple, puis je pose des marques sur les détails pour les rendre intéressants.

Voici à peu près ce que j’ai pu écrire :

« Ça se passe en Bretagne (mieux qu’aux US), un coup de foudre entre deux adultes pendant les vacances (jusqu’ici, classique). Les amoureux se perdent de vue (faut du suspense), mais se retrouvent plus tard presque miraculeusement (l’improbable, à développer). Ils vivent ensemble (à voir : de nos jours, on vit peu ensemble) mais sont à nouveau séparés par des forces majeures (là, faut que ce soit particulièrement original). L’amour qu’ils ont l’un pour l’autre leur donne alors la force de contrer la fatalité (faut un point chaud, tout leur avenir doit se jouer en une seconde, en une décision qui n’admet pas la réflexion, juste le coeur), pour les rassembler à nouveau (fin heureuse ? oui, mais je veux une ultime surprise quand-même, une « révélation finale ») »

Il me fallait ensuite affiner tout ça, trouver les « forces majeures », les lieux de chaque scène (le fest-noz, l’école, la chambre d’hôtel, etc.

J’ai pu fixer un certain nombre de choses, tout en laissant une liberté à mon récit, où les solutions arriveraient « en temps voulu », c’est à dire, pendant que j’écrirai.

C’est ce qui s’est passé : Chloé n’était pas prévue à la base, seul Arthur avait le rôle de « lien » pour permettre à Evan et Maureen de se retrouver. Phyllis était inexistante, tout comme Jérémy.

Pour ce scénario déjà un peu tracé, je me suis servi, comme tous les auteurs le font un peu, de quelques éléments de mon entourage réel. Des emprunts à mon propre vécu – la fest-noz, le huis-clos dans la chambre d’hôtel, le forum des entrepreneurs sont des moments de ma vie réellement vécus bien que fantasmés, ici. Des emprunts, aussi, aux particularités physiques de mes amis (la coupe de cheveux de Maureen est directement inspirée d’une amie très proche). Quant à Evan, et bien, c’est un informaticien, avec un esprit d’informaticien (tout comme moi).

Dans cette histoire, j’avais décidé d’intégrer plein de notions qui tournent autour de l’amour : le coup de foudre, l’ex qui revient, la construction d’un couple avec deux histoires différentes (Evan et Maureen, Arthur et Chloé), les notions d’attachement, les « mauvaises raisons » d’aimer (Jérémy, Phyllis), la résilience (Maureen et son handicap, la fin « heureuse »), la pugnacité (Evan ne lâche pas le morceau !)

En bref, je voulais faire le tour, sur une seule histoire, de la notion de couple et d’amour.

Et, afin d’apporter au lecteur une autre voix, comme s’il pouvait discuter avec moi de l’histoire dans laquelle je le plongeais, j’ai intégré un « écrivain virtuel » : le narrateur. Un narrateur qui n’est pas l’auteur, mais un personnage du livre à part entière !

L’écriture

Une fois le scénario général dégagé, je pouvais écrire.
J’écris avec le synopsis toujours en tête. Je peux donc laisser libre court à l’imagination, digresser, explorer, sans risquer de perdre la cohérence du récit.

L’intervention du narrateur s’est imposée dès que j’eus écrit le premier paragraphe du premier chapitre : pendant que je le relisais, je me suis vu le critiquer, comme si je n’étais plus l’auteur, mais un lecteur féru de science-fiction. Qu’aurait-il dit, ce lecteur ?
« Zut, une histoire d’amour en milieu hospitalier, tout ce que je déteste ! »
C’est ainsi que le narrateur s’est invité, de lui-même, dans le roman.

Article à continuer…

Les décourageurs

La fin

Le titre final

La beta-lecture

Les corrections

La quatrième de couverture

La couverture

La maquette

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